vendredi 22 février 2008

Promenade


Elle s'assit, a l'ombre, sous le Cheval de Bellecourt, et les observa passer. Ils étaient tous si jeunes, si fiers, si beaux. Avec leurs sourires, leurs éclats de rires trop forts pour être naturels. Putain de jeunesse. Elle savait qu'au fond, ils souffraient tous comme elle. Elle avait envie de se jeter dans les bras du premier inconnu, et de lui chuchoter a l'oreille: moi aussi. Elle haussa le son de son mp3, les Doors se mirent a retentir sur la place, et tous semblaient être les figurants d'un ballet anonyme. Pauvres danseurs, touchés par la grâce qui iraient s'échouer, quelques minutes après le spectacle, derrière les coulisses, pour se saouler avec de la Vodka de chez Carrefour, indifférents aux bravos ou aux hués, trop épuisés pour s'en soucier. Juste l'envie de dormir, pour oublier. Encore un air de Vivaldi dans la tête, et tous commencent a sombrer. Insouciants, oseront leur dire leurs ainés. Ils leurs jetteront un regard dégouté, en soupirant. Elle les regarde passer, place Bellecourt, elle ferme les yeux, et écoute. Morisson lui parle. Elle sourit.

Devant elle, un tecktonik killer se déhanche furieusement dans le vide. Ils ne sont peut-être pas tous touché par la grâce, au final.

Blanchit devant ce grand ciel noir, tout devient vite désillusoire, affalé j'oublie.

1 commentaire:

Saxobassiste a dit…

Malheur à toi, Bellecour ne prend pas de "t"!!!