


19h: Nous arrivons dans le stade de Gerland, qui s'est fait beau pour l'occaz. Moi, je ne tiens déja plus en place: 3 mois et demi que j'attend ça! Et peut être depuis 15ans, inconsciemment...
20h: Le groupe StarSaylor assure la 1ere partie...Il ne reste plus que quelques minutes a
Keith, Charlie, Mick, Ron et toute leur équipe pour rentrer sur scène...On piétine, on sue d'impatience, on écrase sans vergogne nos voisins pour s'approcher toujours plus de la scène. Là, a 10m de moi, les Rois du Rock, la légende vivante qui a inspiré tant de groupe depuis 50 ans va apparaître... Je n'en peux plus d'attendre.
21h: L'immense écran noir s'illumine en une pluis de météorites qui fonçent sur le public. Keith surgit dans une explosion et le riff du fameux
Start me up, suivi de Mick complètement a bloc comme de rigueur. Du décor magnifique au son énorme, tout y est, et le doute n'a pas de place: Je suis bien devant un des meilleurs groupes de rock de tous les temps, devant des bêtes de scène a tout casser.
Mick est la figure même de l'hyperactif: a 63 piges, pas un gramme de graisse, et il n'a pas perdu la main! Il rebondit, saute, court, hurle, parle, rit, joue de la guitare et de l'harmonica, file l'accolade a ses vieux poteaux de scène: et nous ne tenons pas en place, comme lui.
Keith est là, fidèle a lui même avec son allure débraillée, son sourire tordu, ses breloques, et son riff de guitare, lancinant, énorme, vibrant.
Ron ne faillit pas non plus...sourire au lèvre, il va nous offrir des solos de guitare a tomber par terre.
Charlie, derrière sa batterie ne pert pas le rythme...depuis 50 ans qu'il donne la mesure au groupe, essayant de faire le lien entre Mick et Keith, qui s'emballent chacun dans son trip musical perso (
on peut voir Mick faisant signe a Keith d'arrêter de faire le malin ou de jouer asynchrone: eh oui! c'est ca aussi un vrai groupe!)! Sans oublier
Bobby Keyes, au saxo...
Passé
It's only Rock'n Roll, Mick remercie le public, avec un accent trop choupi! ^^ Quelque mots sur notre (pas la mienne) fidélité depuis 25ans qu'ils sont pas revenus a Lyon (eh oui! c'est long). Ensuite s'enchainent les tubes. Mick met le feu a la salle, ne nous laisse pas un instant de répit, parcourant la scène d'un bout a l'autre, en tapant dans ses mains, en nous faisant nous déchirer les poumon sur tous les refrains. Et nous reprenons en coeur le célèbre
yeah braillard et provocant qui est une des signature des Stones. 30 000 personnes déchainées hurlant en coeur
I wanna hold you! Ron Wood se permet un magnifique solo psychédélique. Keith nous chante des ballades countrie, le temps que Mick se recharge en coulisse... Il réapparaît, majestueux dans une redingote rouge. Sire Jagger salue le public hystérique. Une immense langue gonflable apparaît, narguant Lyon de sa grimace insolente.La scène commence a bouger sur
Miss You, se détachant comme un Iceberg pour arriver par des rails jusqu'à l'autre bout de la fosse. Et là! Keith Richard regarde votre serviteuz droit dans les mirettes, alors que je suis juchée sur les pauvres épaules de ma tante a hurler
I lOve yOu! Comme une démente (que je suis)
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1m! 1m! 1m!
1m! 1m! 1m! De Mick Jagger, Keith Richard, Ron Wood et Charlie Watts!! KYAAA!! Va me falloir des semaines pour m'en remettre!
Le groupe retourne sur scène pour le final, en crescendo. Mick, dans une forme olympienne, livre un
Sympathy for the devil (je crois bien que c'était celle la...) tout en effet de cape rouge et de voix puissante. Mick escalade l'echafaudage gigantesque qui porte tous les écrans, lumières et autre fumigènes...de la haut, il nous offre son fameux déhanché sauvage...
Puis il redescend sur scène et s'en vas dans le couloir aménagé au milieu de la fosse: j'étais contre les barrières! Avec un effort, j'aurait pu le toucher!! Lui! le vrai! l'unique!
De retour sur scène, des flammes surgissent brusquement sur le devant de la scène, et retentit ce son qui m'hérissera décidément toujours les cheveux...vu qu'un tiers de la planète a ressenti la même chose en écoutant le fameux
toun-toun-tin-ninin, enfin vous avez compris, le riff impossible a décrire du début de
Satisfaction. Ca donne un truc bizarre, électrique...I can't get no...comment expliquer? C'est peut être ca, les transes...Voilà, les Stones, c'est ca...c'est cette énergie, ce
toun-toun-tin-ninin...I can't get no...satisfaction...nan, mais j'essaie. Pour de bon. On est tous des pierres qui roulent, comme l'expliquait Bob Dylan.
Les Stones ont prouvé qu'on pouvait allez dans la noirceur des choses, mais aussi la traverser, et en sortir plus fort