dimanche 18 novembre 2007

Philosophie sans queue ni tête


"On est jamais assez rien du tout".
Mais qu'est ce que le rien? L'absence d'être ou bien l'insignifiance d'être? En effet, si ne pas être est terrible, aspirer a ne rien être, c'est peut-être retrouver l'essentiel de la vie. Je n'ai pas assez de grandeur pour accepter cela, moi je veux être quelque chose. Mais cela signifie-t-il donc que pour l'instant je ne suis rien? Non. Je suis quelqu'un et j'existe, mais ces envies qui me constituent au présent me poussent à devenir autre chose de plus grand, de plus beau. Mais si mon être change, mes envies aussi. Donc je suis condamnée a toujours satisfaire de nouveaux désirs. Et tout mon orgueil vient que je me suis longtemps cru apte a satisfaire toutes ces envies, comme un enfant capricieux, jusqu'à ce qu'un jour je tombe dans une impasse. Mais quelle est cette "chose"? Un état, des sentiments, une âme, des qualités, un entourage, une importance...? Je veux évoluer, ne pas stagner toute ma vie dans la même peau étroite, je veux vivre pleins de choses: mais ais-je besoin d'être importante pour cela? Non. Je voudrais être un rien qui vit et sent tour a 100 à l'heure. Je serais alors un rien plein, et si ma vie n'aura servit concrètement a personne, elle m'aura au moins comblée.
Seulement, une fois qu'on a enfin réussit a être, nous devons nous sentir aimé pour ce que nous sommes. Et ça, c'est pas encore gagné...

mardi 13 novembre 2007

Peeeeete!


OoO Down in Albion They're black and blue But we don't talk about that....

Le 15 Janvier, Concert des Shambles au Transbo! Woooooooou!!

PETE DOHERTY est un toxico. Pete est un salaud. Pete est un escroc. Pete est séducteur. Pete est un poète. Pete est ce qui est arrivé de mieux à l'Angleterre depuis les Beatles. Pete écrit comme un Dieu. Pete est pathétique. Pete est un truqueur. Pete écrit des chansons sublimes. Pete vend son âme aux dealeurs. Pete est pur. Pete est un dandy. Pete est un poseur. Pete adore l'argent. Pete est vulnérable. Pete est un voleur. Pete est un violent. Pete collectionne les jaguars. Pete est arrogant. Pete fume volontiers la pipe. Pete porte un petit chapeau. Pete est un branleur. Pete bousille tout ce qu'il touche. Pete nous fait rêver. Pete risque de crever. Pete se donne en spectacle. Pete annule souvent. Pete souffre pour nous.
PETE IS BETTER THAN JESUS.
Busty
< Click here to better know him >

Voici l'avis de Patrick Eudeline (un des plus grand journaliste rock français travaillant pour Rock et Folk) :

Comment ne pas aimer Doherty?

Il est
tout le rock.

A une époque où du rock...il n'y en a plus guère.
Oh ! Pour faire semblant, ça fait semblant. Des guitares électriques, de la pose famélique et des franges sur les yeux, le tout marié avec un blouson en cuir trop court, du tout-vintage glané sur internet...

Mais pour de vrai? Du drame et de la passion? Quelqu'un bigger than life qui vit sa vie comme un roman qui s'écrit au jour le jour? Un Rimbaud des autos tamponneuses? Un Oscar Wilde en Levi's crade? Et aux doigts sales aussi, d'ailleurs...parce que le crack...
Nada. Ou quasi.
Hors lui. Doherty.

Désolé, mais pour moi, le mec de Placebo, là...(il ne mérite pas que je fasse l'effort de me souvenir de son nom, désolé), il a beau parler de Bowie, c'est pour moi rien qu'un foutu fonctionnaire. Un mec qui a un job et une petite entreprise.
"Travaux glam rock en tout genre", ça devrait s'appeler.
Oui. Et les nouveaux punks appellent l'avocat pour qu'il leur prévoie leur plan de carrière...avant même la première répitition.
Plan de carrière? Rappelez-moi celui de Sid Vicious, j'ai comme un trou...

Que voulez-vous, moi je préfère Peter Doherty.
Un christ à la seringue, quoi. Qui fait plus de conneries que quiconque, histoire de racheter les péchés du monde adolescent. Et qui rêve d'entrer un jour dans la légende qui le hante.
Parce que moi, le Doherty, je le vois venir depuis le début, avec ses vestes millitaires à la Hendrix, sa casquette comme le Donovan de 1966 et ses acoustiques vintages européennes.
Ce type rêve un jour d'écrire son Dead End Street. La chanson absolue à contenu social. Et qui parle de Londre. Sa ville.
Et s'il y en a un qui arrive un jour à écrire un classique, comme plus personne ne sait en faire depuis...allez! 1973...ce sera lui.

lundi 12 novembre 2007

Come back again


Parce que j'aime pas être silencieuse, on a l'impression de plus exister. Parce que tu vois, mes petites angoisses existentielles, même si elles interessent plus personne, elles ont besoin de sortir a l'air libre. Et puis, même si vous existez pas, ça fait du bien de parler a son ordi, on se sent tellement original voyez vous. On a l'impression que le monde nous écoute, et lorsqu'on se rend compte que c'est faux, on se sent trahit, et on veut tout abandonner. Mais on est trahit que par soi-même, et c'est ça qui fait mal: on se croyait quelque chose, mais on n'est jamais assez rien du tout. Et puis, donner son blog, c'est comme donner son adresse, je me sentais sans maison. Je vais essayer de vous parler moins par énigmes, même si c'est dur. Vous savez je suis cachée, mais pas invisible. C'est marrant d'écrire free-style, mais ça sert a rien...^^. Qu'est ce que ça vous fait à vous? Rien, vous réagissez pas, comme d'hab'. C'est une maison vide, mais une maison quand même, solide a défaut d'être chaleureuse. En fait, la poésie, surtout mauvaise vous a fait fuir, et je me sens un peu seule, et ridicule, et pathétique. Mais au moins je l'avoue. Et puis, le ridicule ne tue pas, le pathétisme ne fait que blesser, et la solitude ne fait que passer. Vous vous en foutez, hein? Je vous comprend, moi aussi, du moins c'est ce que je veux vous faire croire. Voila c'est dit, je me suis trahit.
Bonsoir!