samedi 9 février 2008

Babyshambles

La foule, comme une mer qui nous berce, nous bouscule. Des centaines d'ados en délire qui se marchent dessus, pour avancer toujours plus loin vers la scène. On se cramponne les uns aux autres, 2 ou 3 tentatives de pogo avortent, l'ambiance est électrique. Ils attendent tous la même chose, tous essaient de réaliser qu'ils sont bien là, pour de vrai, dans cette salle du transbordeur, ce mardi 5 février.
Enfin Il apparait, comme le Messie, Pete. C'est un concert de hurlements, mon coeur explose. Des accords retentissent: Delivery, qui arrive comme une délivrance après des années d'attentes, me semble-t-il. Je peux mourir, j'ai vu Pete en live. Mick a la guitare, déchainé (essayez de jouer de l'harmonica TOUT en fumant une clope! ^^), les accords de basse de Drew, qui vibrent dans mon ventre, et la batterie, comme un pouls énorme et monstrueux qui nous raccrochait a la terre. Et puis par dessus, sa voix, ses chansons, ses paroles... Je me glisse jusqu'au premier rang par miracle. Et c'est 1h30 de délire, l'impression de flotter, d'être shootées, plus maitre de moi, j'hurle et saute avec tout le monde. C'est énorme. Un moment hors du temps, comme l'aboutissement de 16ans de musique, a rêver avec mon mp3 sur les oreilles. C'est comme un un mythe vivant. Le seul qui me reste.
Pete.
Il enchainera Les chansons, There she goes, Baddie's booggie, Albion, Sedative, You talk, the Blinding, et tant d'autres. J'aurais pu y rester a vie...
Lorsqu'il sort de la scène, le public explose, en redemande, comme une drogue. Apres bien 10mn a siffler, hurler, chanter, bref, manifester son désaccord, il revient. Il enchaine Pipedown et Fuck Forever: monstrueux. J'ai bien cru défaillir. Tout autour de moi, c'est l'hystérie, l'apothéose avant le silence.

Aucun commentaire: